La loi LOPPSI 2 contre la Tziganie

Source : des amis et l’association DAL

La loi LOPPSI 2 (art.32) interdit toute forme de campement « en réunion » illicite sur les terrains privés ou publics, présentant « de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques ».

Notons que les notions de réunion, de salubrité, de sécurité ou de tranquillité publique sont assez floues pour que tout le monde puisse être concerné.

Ainsi monter une yourte ou une cabane au fond du jardin sans permis de construire devenant illicite, beaucoup de gens risquent de voir détruire leur installation s’il n’ont pas démonté leur habitation eux-même 48h après l’avertissement des autorités (que l’on nomme paradoxalement « mise en demeure »). Cette loi permettra de justifier entre autres toutes les destructions de campements de SDF (dans le bois de Vincennes par exemple) ou de Roms, ainsi que l’expulsion de gens habitant dans des squats.

Si au moins toutes les villes de France respectaient le pourcentage de logements sociaux obligatoires, si tous les pays au moins d’Europe (géographique) étaient plus égaux et si on prévoyait de reloger les personnes dont l’habitat est détruit (acte d’une grande violence qui n’apporte aucune solution) on pourrait envisager de parler plus sérieusement de cet article de loi qui frise le ridicule.

A noter que la loi LOPPSI 2 en globalité intervient beaucoup sur les libertés des individus, notamment par rapport à Internet, puisque certains textes parlent d’installer des mouchards chez certains citoyens afin de vérifier leurs activités. Ces surveillances ayant soi-disant pour but de combattre la pédophilie…

Cette loi a déjà subie les 2 lectures du Sénat et de l’Assemblée Nationale (pendant les fêtes de fin d’années) et sera donc bientôt validée. Pour agir avant de manifester, une pétition est disponible  :

http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-loi-loppsi-2/412

Condamnée pour avoir rendu public le problème du logement

Citation de l’article du Figaro

La condamnation du Dal (Droit au logement) pour avoir monté des tentes sur la voie publique est « une décision politique absolument révoltante », a estimé Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

L’association Droit au logement a été condamnée pour « avoir rendu visible le problème du mal logement en France », a réagi M. Besancenot sur France 2. Selon lui, il s’agit d' »une décision politique absolument révoltante ».

« On préfère que les mal logés les sans-logis aillent crever tranquillement dans le bois de Vincennes loin de nos yeux, loin du regard de tout le monde », s’est-il insurgé. En France, il y a « des milliers de m² laissés vacants » par « des sièges sociaux, des entreprises qui spéculent aujourd’hui encore sur le logement », a-t-il dit.

Le Dal a été condamné lundi à Paris à 12.000 euros d’amende pour avoir avoir installé du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement abritant des mal logés rue de la Banque à Paris (IIe).